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2010 Polaris Scrambler 500 Essai

2010 Polaris Scrambler 500 Essai

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Table des matières

Étant simplement un gars normal, je n’ai pas besoin d’une machine hautement avancée en technologie avec une longue liste de caractéristiques à gonfler les prix, pour apprécier une bonne vieille randonnée sport sur les sentiers. Par chance pour les mordus du VTT comme moi, les gens de Polaris savent comment monter une gamme d’appareils pour que les personnes de tous genres puissent jouir de l’enrichissante expérience d’explorer la nature à un rythme entraînant.

Le Scrambler assouvit depuis longtemps des envies de conquêtes de terrains plus stimulants et suscite de l’excitation par la conduite en sentier pour plusieurs mordus. Comment? Simplement, le Scrambler continue son chemin, là où les copains à bord de leurs VTT à 2 temps, à essieu droit et à bon vieil entraînement par chaîne de type propulsion à deux roues, seraient debout là, à côté de leurs véhicules, enlisés jusqu’aux genoux. Autrefois, ce véhicule menait l’art de conduite d’un quad dans une autre dimension. Aujourd’hui, certains pourraient penser que son concept est trop simple, mais nul ne peut nier qu’il possède une plate-forme sur laquelle il est possible de construire pour satisfaire les mordus. La popularité de longue date du Scrambler en est la preuve.

Dans les années où la capacité du 4×4 était réservée seulement à des véhicules utilitaires à l’allure carrée, l’attrait d’un quad sport à traction intégrale était assez fort pour créer tout un engouement à l’égard du Scrambler. Quand une formule est à point, elle l’est. En ces temps reculés, on évaluait le niveau de cool d’un véhicule à la quantité de débris volants lancés par ses roues arrière en patinage. Il n’est pas surprenant que le Scrambler ait eu un tel succès. Plus de roues qui virent, plus de terre qui vole, plus de conduite et moins de poussage. Cela me semble faire du sens, comme à plusieurs au cours des ans.

Un meilleur Scrambler

Il a perdu ses phares distinctifs à haute projection, mais certainement pas son caractère de bête de sentiers. Maintenant ré-habillé d’un nouvel ensemble de plastiques, avec un design intégré du plancher, ce quad ressemble à un tout nouveau VTT. De fait, c’est fondamentalement le même bon vieux Scrambler que vous avez appris à aimer, mais équipé d’un nombre étonnement grand d’améliorations cachées sous cette nouvelle carapace à l’allure plus habillée. La gamme du Outlaw a certainement inspiré le design à un phare du Scrambler. On dit que ce phare est 28 % plus puissant, mais si vous voulez mon avis, il aurait bien plus fière allure si on avait ramené les phares jumeaux aux yeux d’insecte du vieil Outlaw sur ce véhicule.

Ces changements esthétiques touchent nécessairement à l’ergonomie. Le siège entier, les panneaux latéraux et la forme des nouveaux plastiques semblent accommoder un plus grand nombre de personnes, de tailles et de style de conduite différents, grâce à de meilleures formes et à plus d’espace de mouvement. J’ai bien aimé le plancher intégré avec sa bordure adhérente qui dépasse un peu plus qu’autrefois. Pour ce qui est du nouveau siège, je ne me souviens pas avoir mentionné qu’un bon siège peut être un facteur déterminant dans le choix du véhicule approprié, mais c’est vraiment le cas. Ce siège plus douillet, plus épais et plus long est incroyablement confortable et efficace en tout temps, même quand vous n’y êtes pas assis, mais juste appuyé sur son rebord. Le siège est si formidable que les gens de Polaris, de même que les autres fabricants, devraient lui porter une attention particulière et peut-être profiter de sa forme excellente et de la quantité de sa mousse, dans le design des sièges d’autres modèles. Ce quad est un des quads les plus confortables à conduire aujourd’hui à cause de ce siège.

En effet, cette machine garde son flair de base et c’est la raison pour laquelle elle peut demeurer si abordable. Quand même, on peut apprécier les améliorations pratiques apportées à ce Scrambler, mis à jour pour la prochaine génération de VTTistes, avec un réservoir d’essence de plus grande capacité et l’addition d’une nouvelle jauge. Le châssis a aussi été modifié un peu, l’épaisseur des plaques protectrices a été augmentée pour une plus longue durabilité et l’on a amélioré la location des points de fixation du moteur pour une solidité accrue. La garde au sol du Scrambler a décru de 13,9 cm (5.5″) à 12 cm (4.75″), mais c’est surtout à cause de la nouvelle protection excentrique de la chaîne, qu’on dit beaucoup plus solide et efficace qu’auparavant. Je ne considère pas cette petite perte de garde au sol comme importante sur un tel véhicule équipé d’un essieu droit. Il est inévitable qu’il frotte assez souvent de toute façon, alors aussi bien le voir mieux équipé pour endurer ce battage constant.

Le pare-chocs avant est aussi neuf et grandement amélioré et sert de poignées additionnelles pour le sortir de la boue, si nécessaire. Un autre changement moins remarquable à première vue, est que ce Scrambler utilise les jambes de force avant du Sportsman, mais avec de nouveaux ressorts, spécifiquement évalués pour accommoder ce nouveau véhicule. Un nouveau ressort de suspension a aussi été installé pour améliorer la qualité du roulement. Sauter avec ce 500 4×4 sport n’était jamais aussi étrange que de sauter sur d’autres quads plus lourds, tel que le Renegade 500. Au moins, les plastiques de ce véhicule sont tous restés en place, même après plusieurs atterrissages.
Du bon temps sur les sentiers pour tous.

Je ne devrais pas tirer de plaisir à tester un tel véhicule équipé de base, puisque je conduis habituellement toutes sortes de quads équipés de technologies à la fine pointe. À ma grande surprise, dès le démarrage à bord de ce 500 à l’allure vive, je me suis instinctivement levé debout et je suis demeuré ainsi durant une grande partie de ma courte mais intense virée sur le sentier. La direction est vraiment facile et précise et sa position élevé, ainsi que celle du guidon entraînent une conduite différente que sur la plupart des autres quads. Cette différence fait ressortir le facteur amusement et il était vraiment cool d’expérimenter cette approche ergonomique totalement différente.

Cette posture plus élevée et plus reculée, imposée par le guidon en hauteur, en plus de certains autres éléments, font que ce véhicule est beaucoup plus amusant à conduire dans des sentiers étroits, là où les capacités du mode 4RM peuvent être mises à profit. Il est un bien meilleur conquérant des bois qu’un projeteur de sable sur les dunes. Je conduisais surtout en mode 2RM et cependant, il continuait à mordre assez fort aux pneus arrière dans les virages. Malgré qu’on utilise un bon vieil essieu droit à l’arrière, ce VTT donnait l’impression d’être équipé d’un système de suspension arrière indépendante IRS, puisque le ressort arrière est compressé, lorsque vous appuyez sur l’accélérateur, créant plus d’emprise plutôt que de seulement faire patiner les roues et perdre de la traction. La puissance venant de ce moulin à carburateur est ample et j’hésiterais à blâmer le soupçon d’effet de traînage ressenti au décollage, sur une absence de puissance à bas régime, mais plutôt par le fait que la transmission adoucit ce pouvoir un peu trop, lorsqu’on appuie avec insistance sur l’accélérateur.

Les cabrés demandent aussi un peu de conviction, ce qui s’avérait une très bonne chose en ascension de rudes pentes abruptes. J’aime bien ce genre de configuration et je la recommanderais aux débutants, puisqu’elle prévient le conducteur s’il va trop vite dans les virages en lui laissant sentir l’effet basculant d’une façon très graduelle et prévisible. Elle donne au conducteur la chance de réagir et se montre très indulgente face aux manœuvres imparfaites. Il vous faut être très agressif et confiant pour parvenir à faire dériver le véhicule. Je n’affirme pas que ce ne soit pas une bonne chose, elle convient à certains et pas à d’autres.

Explorant davantage ce trait particulier, nous avons découvert que, assez étrangement, cette tendance au tonneau nous a révélé un autre très bon aspect de conduite du Scrambler. Quand les roues venaient à lever du sol, ce n’était jamais une expérience surprenante et le rétablissement était très facile. De fait, nous faisons souvent ce genre de chose par exprès, balançant le véhicule sur deux roues seulement sur un côté, dans un style de conduite de cascadeur, et le Scrambler était l’un des plus faciles à contrôler dans cette position anormale.

 

Continuez en Scrambler!

En conclusion, je dois avouer avoir été plaisamment surpris par ce véhicule, en général. Je ne suggèrerais pas d’améliorations compliquées, de peur qu’elles n’entraînent une hausse substantielle du prix, tout en apportant que peu. Seulement quelques choses simples qui pourraient faire toute une différence. Je pense à une pédale plus adéquatement placée sous la semelle de la botte, prête à être activée rapidement et efficacement, sans que votre pied n’ait à quitter l’appui-pied. Ajouter un peu de plastique autour de l’interrupteur du mode 4RM serait un remède peu coûteux, qui rendrait impossible de l’activer, par inadvertance, durant une séance de conduite animée.

Longue vie au Scrambler! J’espère pouvoir le monter à nouveau bientôt. Cette fois, je vais tâcher de ne pas perdre la tête et oublier que je transporte des objets importants tels que mon cellulaire et autres objets qui pourraient être complètement détruits dans mon sac à dos. Pensez à ne pas emporter de babioles fragiles, lorsque vous sautez sur ce bébé. Il se pourrait que ces objets se fassent brasser un peu trop, comme ce fut le cas pour moi.

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Alain Assad

Alain Assad

Journaliste Sport Motorisé Hors Route
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