Mercredi, avril 14, 2021
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Arctic Cat Prowler 2011 Essai

La topographie et les climats variés de cette région ont donné vie à une diversité remarquable d’habitats et, conséquemment, à diverses espèces de plantes. La taille énorme du territoire et une gamme variée d’altitudes et de climats associés, se marient en une harmonie parfaite pour accommoder une grande variété d’animaux qui y abondent en coexistence. Les animaux du désert se sont adaptés à leur environnement et chacun joue un rôle important au sein de l’écosystème fragile du désert. Nous nous demandions si nos Cats (chats) s’y acclimateraient; montreraient-ils autant d’endurance à survivre dans cette région très rude que le Lynx Rufus? Une chose était certaine, les gens d’Arctic Cat montraient une confiance inébranlable en leurs produits pour nous emmener dans un voyage aussi long et plein de défis, dans la nature, au milieu de nulle part.

Nous étions tous là auprès des 16 véhicules Côte à Côte Arctic Cat Prowler d’une propreté brillante, pour l’instant du moins. Ils avaient vraiment belle allure avec leurs nouvelles cages protectrices faites de tubes ronds, inspirées de la course Baja et certifiées aux normes ROPS (Roll Over Protective Structure / Structure protectrice anti-tonneau), remplaçant les cages à l’allure de boîte de l’ancien Prowler, et fière apparence aussi, grâce à leurs nouveaux ensembles de couleurs au graphisme de style sport. Les terres aux reliefs inégaux se profilaient à l’horizon. Nous nous dirigions vers celles-ci, à une distance de seulement quelques kilomètres, roulant sur une route sans poussière à l’asphalte remarquablement parfaite. Notre point de départ était le stationnement du Casablanca Resort and Casino à Mesquite, à une demi-heure de route de Las Vegas. Même après avoir parfaitement compris l’allocution sur la sécurité, très sérieuse et logique, de notre nouvel ami/guide du nom de Wally, du groupe d’accompagnateurs SideXSide Outfitterz, les roues arrière de mon véhicule ont quand même rencontré les premiers amas de poussière et se sont mises à patiner déjà. Pour me familiariser avec ce véhicule, il m’était nécessaire de savoir ce qu’il avait à offrir côté puissance. Je souriais, malgré le fait que mes dents soient soumises à un sérieux sablage par le XTZ 1000 monté par Joey, à l’avant. Garder une bonne distance serait la solution jusqu’à notre arrivée à destination, mais filtrer cette poussière était crucial pendant ces longues randonnées dans le désert. Un simple foulard sur le visage m’a bien servi et le fait de le mouiller de temps à autre permettait à la poussière de mieux coller et aidait aussi à me maintenir au frais.

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La possibilité de bien sentir les réactions et les comportements du véhicule avec un maximum d’adhérence sur le pavé chaud avait été de courte durée mais révélatrice, alors que j’avais osé faire patiner ces larges pneus Duro mous aux rainures en forme de courbes équipant le Prowler 700 XTX sur cette surface. J’ai bien apprécié découvrir quand et où l’effort démontré par la suspension se manifestait pour arrêter l’effet de roulement. Elle est demeurée apparemment douce et pas complètement comprimée, permettant au conducteur de réaliser graduellement ce qui arrivait à l’ensemble du véhicule, à chaque instant, au cours d’une telle manœuvre non recommandable à bord d’un tel véhicule. Pas de surprises à bord de celui-ci, malgré une certaine propension au survirage, ce qui rendait la conduite étonnamment plaisante une fois le véhicule rendu sur une surface plus meuble.

Certains animaux ne survivent que dans le désert de Mojave; on les appelle des espèces endémiques. D’autres ne font que passer sur leur parcours migratoire et certains vivent dans toutes les régions du sud-ouest de ce désert. Que ces êtres vivent de façon permanente dans le Mojave, qu’ils le survolent ou qu’ils y habitent de façon saisonnière, ils doivent tous s’adapter au climat extrême et au manque d’eau. Notre façon de relever ce défi a été d’emporter beaucoup d’eau fraîche et d’autres boissons non alcoolisées, des gueuletons en grande quantité et un assortiment d’effets pratiques, tels que des bouchons d’obturation pour les pneus, des outils de base et une bonne dose de confiance en notre guide-expert Wally. Les toits en tissu étaient essentiels pour nous protéger du puissant soleil du désert.

Le fait de savoir que d’autres types de félins pouvaient aussi emprunter ces sentiers ou les traverser, ou que des serpents pouvaient se tapir tout près, gardait tout ce beau monde alerte à chaque pause pour une gorgée d’eau. Le très carnivore Lynx rufus (autrement connu sous le nom de Lynx roux), se nourrit de lagomorphes (lapins, lièvres, picas), de rongeurs, de quelques cerfs (surtout de jeunes daims), de certains oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et d’invertébrés, que nous avons tous aperçus à un moment donné. Apparemment, le lynx peut survivre longtemps sans boire d’eau. Mon espoir caché était qu’il puisse survivre sans nourriture pour un bon moment aussi. Je ne pouvais en dire autant de moi-même, il faisait si chaud que je portais souvent la main vers mon breuvage dans le porte-gobelet pratique placé de façon commode et j’appréciais vraiment le petit compartiment serti de filet en caoutchouc juste devant le porte-gobelet, pour y placer les amuse-gueules et autres babioles. La boîte à gants était aussi très pratique pour garder des foulards neufs protégés de la poussière abondante en cette région torride.

Puma concolor, le puissant lion de montagnes, comme on l’appelle au Canada, se retrouve dans des contrées situées à partir du niveau de la mer jusqu’aux prés alpins, dans presque tous les habitats, sauf dans les régions arides des déserts Mojave et Colorado, qui ne conviennent pas aux cerfs, sa nourriture de prédilection. De récentes études du California Department of Fish and Game / Département de la pêche et de la chasse de Californie, suggère que 2 500 à 5 000 lions de montagne ou plus, vivent en Californie et que leur nombre semble augmenter. Jusqu’à maintenant, mon Cat, un Prowler XTX700, d’un vert voyant très cool, avalait tout ce que la région avait à lui servir en termes de terrains accidentés. Son menu, cependant, était beaucoup moins diversifié, incluant une quantité infinie de roches, des plus grosses et des pointues que mon XTX équipé de pneus DURO avait de la difficulté à digérer.

Après 241,4 kilomètres (150 milles), 2 crevaisons, un lunch au goût étrangement délicieux sur le hayon, et après des sentiers et des panoramas les plus impressionnants que j’aie expérimentés de toute ma vie, nous sommes enfin parvenus à notre première destination : le Bar 10 Ranch, un ranch d’élevage de bovins situé à 14,4 kilomètres (9 milles) de l’extrémité nord du Grand Canyon, au beau milieu d’une des régions les plus reculées de l’ouest de États-Unis. La famille Heaton tient ce ranch depuis cinq générations sur l’Arizona Strip. L’accès à la maison sur le ranch a été simplifié par l’installation d’une piste d’atterrissage sur la propriété, à peu près au même moment que les touristes commençaient à descendre la rivière Colorado à bord d’embarcations pneumatiques. Dès lors Tony, en compagnie de ses quatre jeunes fils, s’affairaient à transporter des touristes mouillés, brûlés par le soleil, en état d’ébahissement, de la rivière vers son ranch, à l’aide d’attelages de mulets. Les mulets furent bientôt remplacés par un vieil autobus et la piste d’atterrissage de terre battue gagnait en popularité. Au milieu des années 1970, les Heaton transportaient seulement 125 personnes, mais dès 1983 on comptait 1 000 personnes par été. En 1985, la famille Heaton a mis de côté les mulets en faveur d’hélicoptères, et a rapidement vu le nombre de visiteurs au Bar 10 Ranch augmenter à 6,000 par saison.

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L’hospitalité typique à la campagne nous a rapidement et clairement été démontrée par les tout premiers cowboys rencontrés, avec qui nous avons pu échanger une poignée de mains bien chaleureuses et à qui nous avons eu le plaisir de rendre leurs sourires. Leurs chiens super amicaux, se présentant successivement à chacun de nous, malgré la proximité de nos gros Cats, sales et couverts de poussière, demandaient gentiment des caresses sur leur pelage semi-propre, comme si nous faisions partie de la même grande famille. Un trait de bon goût était l’annonce faite, à l’aide du tintement d’un traditionnel triangle de métal, que le repas était prêt. De meilleur goût encore, était le repas traditionnel servi. Les Conestoga Wagons (Chariots tirés par des chevaux) sont offerts en tant que quartiers de sommeil privés additionnels et semblaient, pour leur confort, fort populaires auprès des invités. J’ai plutôt choisi l’autre option cool, de dormir à la belle étoile sur une énorme terrasse sur le toit du pavillon principal. J’étais vraiment heureux d’avoir fait ce choix. De ce fait j’ai évité la présence des lézards, des grosses araignées et des petits serpents qui semblaient eux aussi trouver les chariots confortables et en second lieu, à cause du fait d’avoir pu être témoin du plus impressionnant spectacle de lumières que j’aie vu de toute me vie! Des amoncellements d’une grande quantité d’étoiles formaient des nuages illuminés. J’ai même réussi à photographier la Voie Lactée et d’en tirer une excellente photo. Le spectacle était si beau qu’il m’a presque tenu éveillé toute la nuit.

Les panoramas offerts aux visiteurs au Grand Canyon National Park sont sans égal au monde. Le parc est situé à 2 438,4 m (8 000 pi) d’altitude, à partir des régions désertiques du Mojave Desert le long de la rivière Colorado du côté ouest du parc, jusqu’aux forêts subalpines de conifères du Kaibab Plateau sur le North Rim. On y retrouve trois grands habitats de vie sauvage : le corridor de la rivière Colorado et les régions intérieures du (Riparian), les régions élevées du canyon intérieur désertique (Desert Scrub) et les forêts de conifères (Coniferous Forest). La vie sauvage peut sembler peu abondante dans le désert, mais il contient effectivement des populations d’animaux importantes et diverses.

Certains choisiront peut-être de prendre le vol pittoresque de trente minutes en hélicoptère à partir de Las Vegas, au Nevada, pour parvenir à cet historiquement riche et plaisant ranch. De mon côté, j’ai préféré de loin notre solution pour la découverte la plus complète de cette région. Toute la journée, ces Cats se frayaient un chemin en grimpant comme de vraies bêtes et roulaient doucement en descendant pour s’attaquer au prochain défi avec assurance. Je recommencerais sans cesse les remontées de sentiers rocheux au bord des précipices, les dérapages en puissance dosés à la sortie de virages de tous types imaginables, et les passes plus techniques sur différents genres de sentiers en vallée, parfois bordés d’arbres ou de formations massives de roches impressionnantes qui invitent à un arrêt pour la prise de photos étonnantes, n’importe quand! Pourquoi quelqu’un voudrait-il voler au-dessus de cette aventure qu’est le Grand Canyon? On ne peut vraiment apprécier tout cet isolement que sur la terre ferme, ou assis sur un Prowler à la conduite douce.

Mon Cat avait ronronné sainement lorsque calme et rugi lorsqu’on le lui demandait, toute la journée durant. Aucun problème avec les pneus qui se comportaient bien, mais qui ne convenaient pas sur tant de roches pointues. Les flancs de ces pneus, contrairement à ceux des Maxxis Bighorn sur le XTZ 1000, ne sont pas recouverts de crampons et c’est là que les deux crevaisons se sont manifestées. Sur les sentiers les moins rudes cependant, j’ai vraiment apprécié la tendance légère au survirage et la propension au dérapage procurée en partie par ces semelles. Le dérapage en puissance était de fait possible sans ajout de puissance et un petit mais décisif coup sur le volant au moment du freinage était suffisant pour placer le véhicule en dérapage, même à une vitesse aussi peu élevée que 25 km/h. Ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles cependant, certains penseront que ce comportement est source de peur, mais c’est tout le contraire. Le véhicule, de fait, communique mieux avec le conducteur ainsi, avertissant quand il faut jouer du frein ou de l’accélérateur, de façon très graduelle. La côté prévisible est un excellent trait pour un tel véhicule et celui-ci en démontre une bonne dose. Plus tard, j’ai découvert que le modèle XTZ 1000 ne se montrait pas aussi indulgent, équipé d’un ensemble de pneus et de suspension différents et d’un apport en puissance nécessitant plus d’attention et d’expérience.

Parmi mes éléments favoris de nos Cats est la flexibilité du volant, qui plie sans cesse entre les mains et absorbe une grande part de tout genre d’impact. De façon assez incroyable, cette idée simple de fabriquer le volant d’un plastique à mémoire de forme flexible et solide, fait toute une différence dans ces conditions rudes et pleines de défis. Je ne peux m’empêcher de penser que ce même genre de principe pourrait être appliqué aux supports de sièges, question de leur donner un peu d’effet de suspension.

Le modèle XTZ 1000 vient équipé des pneus Bighorn de Maxxis beaucoup plus robustes qui ont vraiment bien résisté aux roches pointues. La suspension est aussi grandement différente et quelque peu améliorée sur ce modèle, grâce à des unités Ryde FX de taille plus grande qui fonctionnaient à merveille. Le moteur hemi de 950 cm3 à deux cylindres en V le propulsant génère un sérieux couple et le bouton-interrupteur du mode 2RM/4RM/Verrouillage du différentiel était épatant pour l’engagement rapide des modes, dont j’ai souvent eu besoin et que j’ai utilisé à plusieurs reprises durant notre aventure. J’avais sincèrement l’impression que ce Prowler était le bon choix pour les sentiers plus intenses et particulièrement difficiles. Les pneus Bighorn permettaient des gestes sans hésitation et les frictions occasionnelles au dessous du véhicule semblait une farce pour cette bête solide. Les unités Ride FX sont beaucoup plus grosses et le pivot supérieur est ancré bien plus haut que sur le modèle 700, de sorte que d’atteindre le fond de la suspension était presque impossible. Sur les surfaces planes, ma conduite quelque peu agressive ne donnait pas l’impression d’être dangereuse du tout, puisque je ne laissais pas le véhicule prendre trop de vitesse, choisissant de déchaîner toute la puissance du couple à chaque sortie de virage. Le train arrière adhérait quand même un peu plus et m’a donné la frousse à un moment donné. Wow, parlez-moi de plaisir au soleil! J’aurais bien aimé garder ce véhicule toute la journée, mais je n’étais pas le seul qui aimait le côté sport de ce gros Cat. J’ai donc poliment accepté d’échanger avec un autre gars des médias, cachant ma moue sous mon casque.

Tout nouveau en 2011, le Côte à Côte Arctic Cat Prowler HDX 700 dont les quelques exemplaires utilisés ont servi de mulets pour le groupe. C’étaient les seuls véhicules chargés de lourdes glacières remplies à craquer, de pneus et roues de rechange et de nourrices à essence. Le siège sculpté de type 40/20/40 qui peut accommoder trois personnes était presque aussi confortable que celui de mon bien-aimé XTX 700 vert. Le HDX 700 est aussi équipé du nouveau système de direction assistée électronique variable (EPS / Variable Assist Electronic Power Steering System) d’Arctic Cat, de même que d’une colonne de direction inclinable en cinq positions. En ce qui me concerne, l’assistance n’est pas nécessaire, car tous les Prowler sont faciles à diriger sans assistance. Cependant, si l’on considère que ce véhicule a été conçu pour effectuer des manœuvres rapides d’entrée et de sortie et de virages en U, cette caractéristique d’assistance à la conduite ajoutée devrait être bienvenue. Ceux qui utilisent souvent le mode 4RM et le verrouillage du différentiel en viendront sûrement à l’adorer. Les amortisseurs Fox FLOAT Air Assist entourés de ressorts hélicoïdaux sont une autre caractéristique très intéressante de ce modèle. La capacité de charge peut être augmentée en gonflant simplement la chambre à air du système FLOAT. Le système de suspension avant et arrière entièrement indépendant à double bras en A offre un débattement et une garde au sol de 25,4 cm (10 po), tout comme les autres Prowler.

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Les roches anciennes sont magnifiquement polies et sculptées par les eaux étonnamment patientes qui ont coulé sur elles. Les formes obtenues sont souvent bizarres, mais parfois elles ressemblent à des choses familières, préservées et exposées dans les murs du canyon pour l’éternité. Comme je jouissais de cette sensation magnétique qui me tirait vers ce grand vide dans la terre, assis là calmement, j’étais subjugué. OK! Assez de ce charabia, montons à bord de ces Prowlers et filons vers la maison, avant que je ne veuille plus quitter ce lieu. Ces Prowler se sont comportés comme des lions de montagne, nous ramenant à Mesquite sains et saufs et à temps. Merci à Arctic Cat! Je sens maintenant que je pourrais explorer n’importe quel endroit sur terre avec confiance!

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Alain Assadhttps://lemondeduvtt-quadnet.raven-media.ca
Journaliste Sport Motorisé Hors Route

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